Être et se penser français

EHESS, amphithéâtre  -  105 bd Raspail  -  75006 PARIS
Contrairement aux spécialistes de la Grande-Bretagne et du monde atlantique britannique, les historiens français se sont peu intéressés au rôle des colonies dans la définition de l’identité nationale française du XVIIe au XIXe siècle. La formation d’un premier Empire français outre-mer, la migration et l’établissement de Français dans les comptoirs d’Afrique et les colonies d’Amérique, la rencontre avec des nations amérindiennes en position de force en Nouvelle-France, le développement de la traite et de l’esclavage des Africains au « Nouveau Monde », l’essor des rivalités impériales n’auraient-ils eu aucun impact sur les conceptions de la nation et le nationalisme français ? Peut-on vraiment penser ces phénomènes en occultant le contexte colonial et impérial, alors que l’on peut poser l’hypothèse que les colonies constituèrent un laboratoire de la francité ? Si des travaux existent ponctuellement sur tel ou tel aspect de la francité, ils privilégient en général la métropole et surtout ils ne portent pas la plupart du temps sur la longue durée, s’intéressant à la période moderne ou, le plus souvent, à la période contemporaine. Il s’agira donc ici d’analyser la manière dont les interactions entre métropole et colonies ou anciennes colonies au sein du monde atlantique français ont influé sur l’évolution de la francité du XVIIe au XIXe siècle, avant, pendant et après la Révolution française.
Date
  • du jeudi 16 octobre 2008 à 09h30 au  samedi 18 octobre 2008 à 17h
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